lundi 23 mars 2009

Echauffourées à la sortie de la messe

http://www.actupparis.org/spip.php?article3662

http://www.dailymotion.com/relevance/search/notre+dame/video/x8qs8u_altercation-pro-et-anti-capote-deva_news

Petit poste dans un nouveau style, genre je me mouille pas. Mais c'est parce que le temps manque de s'exprimer. Juste une ligne pour dire que les positions vaticanes sur la sexualité sont non seulement basées sur l'ignorance (ou alors Benoît nous cache des choses) mais encore limite génocides lorsqu'elles sont reçues par des populations trop faibles pour lutter, comme en Afrique ou au Brésil.

Et happy Ostara en retard....

mercredi 18 février 2009

Carnet d'adresses...

Google est notre ami, Google nous veut du bien...

Tapez lui des mots doux dans le formulaire, comme "Paganisme", "Wicca", "Esotérisme" ou "Croûte de pain sec", et il vous trouve des milliers de pages internet approchant des sujets correspondants.

Et pour la quantité j'modère mes propos. C'est comme si la Toile d'Arachnée était couverte de sites, forums, blogs, webzines et boutiques en lignes qui copulent et s'accumulent au gré des bonnes (ou mauvaises) volontés humaines, envahissant (pour notre bonheur) ce qui était au départ une création à but militaire de choses plus ou moins fantastiques. Au sens propre.

Oui, aujourd'hui, la rédaction du Grimoire a claqué un filin. La descente en rappel se fait chute libre, avec les cris et les gesticulations désespérées qui vont bien. Et le rédacteur-en-chef de se perdre dans les méandres labyrinthiques du vortex cybernetique pour remplir un carnet d'adresses...

Z'avez bien lu...


Quelques idées d'annuaires ont été déposées tendrement sur la Toile. J'aime bien l'Annuaire de Nightwind, du fait que je connaisse un peu la personne responsable. Mais il n'est pas bien rempli, peut-être parce que les gens n'en ont pas assez ouï parler.

Certes, tout celà doit garder un parfum fumeux de mystère, assez opaque pour qu'on ne sache pas toujours qui est qui, pour que le labyrinthe du cyber-paganisme reste un monde parallèle aux vertues initiatiques, et les gens ne s'identifieront que lorsqu'ils auront apprivoisé le jeu de miroirs, le langage pseudonymique et l'avatarisme. Penser faire une liste de tous ces sites, blogs, forums, http, doubles slashs et compagnie, serait pure illusion d'optique, car jamais cela ne faciliterait la découverte du paganisme et l'aventure virtuelle qu'elle implique.
La rédaction ayant toujours le câble assez lâche au-dessus de cet univers brumeux, je me suis mis au défi de me faire un carnet d'adresse, un annuaire en ligne étant un peu trop demander pour mon agenda (le pauvre, il n'a encore jamais appris le mot "vacances"). Des forums indépendants, des cercles de païens où je ne vais et n'irai jamais, des boutiques et ateliers en ligne que j'adore visiter, des blogs personnels qui me semblent autant de petites maisons, aux portes desquelles on peut frapper et où rencontrer des gens...

La communauté païenne est immense, on ne peut en avoir pleinement conscience sans se taper une après-midi au moins de déambulations de la souris (pauv'tite souris, on dirait un rat de laboratoire lâché dans un labyrinthe de bois après un split au Saint-Honoré). Mais j'vais sans doute continuer à noter des adresses dans mon nouveau fichier perso, comme si je me constituais une petite ville rien qu'à moi, avec des coins que je préfèrerais à d'autres.

Nota Bene : La Réforme protestante et la Renaissance ne se seraient pas faites si Gütenberg n'avait laissé une drôle d'impression en Occident... Le renouveau du paganisme ne serait pas si Internet n'avait tissé sa toile...

Ah et euh... B*B!

dimanche 1 février 2009

Imbolc hellénique



L’enfant a grandi, il s’est émerveillé
Sortant de sa transe endormie, il s’est habillé
De fleurs s’est couronné, et apprend le jeu
Parcourant bois et cités, animal amoureux.

La mère l’a nourri de lait crémeux
Vache céleste, le long de la Voie Lactée.
Mère Galactique, reine crainte et adorée
Héra Leucothéa, qui nourrit les dieux et les héros
Accorde aux hommes la dignité qui prévaut.

Nourrice du dieu, la douce Amalthée,
Abreuve de lait vigoureux l’enfant sacré
Nymphe, apporte l’eau, de la source élevée
Pour purifier cette terre, ce dieu endormi
Pour laver la déesse, et consacrer ce génie.

Hécate, porte la lumière sur tes cierges
Entoure le domaine d’un feu salvateur
Protège les enfants, petits et grands,
Ecarte d’eux les ténèbres et la peur
Consume les douleurs et réchauffe le sang.
Que les feux de chandeleur soient propices
Et que l’enfant qui est en nous grandisse…

Tom, Imbolc 2009

lundi 19 janvier 2009

Je blogue, tu blogues, nous bloguons...


Parce que les paganeries organisées par la Ligue Wiccane Eclectique sont une réussite qui déborde d'amour et a produit des bébés, le système se met en place, les morceaux s'imbriquent, les païens communiquent, se rencontrent, s'assemblent et se ressemblent... parce que tout ça donne envie d'aller plus loin, et de partager au-delà du réel, dans le virtuel, voici le blog qui dit tout...



Bon sang, c'est comme assister au premier vol d'un bébé ptérodactyle... tout en émoi le papa...

dimanche 4 janvier 2009

Paganerie

Petit message de dernière minute, en dérapage contrôlé, alors que la flammèche a déjà presque atteint le baril de poudre... Oui, dans moins de six jours, le samedi 10 janvier pour être exact, la Ligue Wiccane Eclectique invite nombre de païens, amis et amis de nos amis, et leurs amis aussi, à se joindre à une petite saut... paganerie dans Paris.

*** Paganerie ***

Qu'est-ce, tout d'abord, qu'une paganerie? C'est une joyeuse rencontre de païens, sous quelque forme que ce soit et en n'importe quel lieu. Le mot "paganerie" est un néologisme qui ressucite un vieux terme médiéval signifiant "pays païen" - en gros la campagne, les bouseux mal christianisés, quoi. Aujourd'hui, indépendemment de tout dictionnaire, étant donné sa jeunesse, le terme est employé par la LWE pour désigner une rencontre païenne, un rassemblement de païens, ayant notamment pour but de se connaître, de partager, et, in fine, de consolider les liens de notre communauté - notre "pays païen" en somme, si on tire le diable par la queue...

*** Fibules et Tasses à Cafés ***

La paganerie de samedi prochain contient un double programme, placé sous le signe de la lune gibbeuse et sous le charme de la rencontre, du partage, de la découverte... découverte d'un morceau d'histoire, d'abord, parce qu'un bon païen doit savoir lire le passé pour connaître son avenir (et différencier une fibule d'une épingle à nourrice - ndlr). C'est ainsi qu'à 14 h, ceux qui le désirerons, pourront visiter ensemble l'exposition "Celtes et Scandinaves" au musée de Cluny. Ca ne devrait pas être bien long, mais en tout cas c'est une première activité à faire ensemble.


A 16h, on passe à la découverte de nous-mêmes... autour d'un café! Rendez-vous, donc, au Café des Deux Ecus, près du Louvre, pour passer un agréable moment, quelque peu assaisonné de chocolat (j'y tiens), et se découvrir, se connaître, discuter, partager son expérience et ses projets...

Tout le monde est invité, dans le respect d'une éthique eclectique correcte. On se fout complètement des fringues que vous mettrez, du chocolat que vous préférez, de votre tradition spirituelle... du moment que vous venez avec. Avis à mes lecteurs non païens, chrétiens, athées, déistes, nihilistes... nous ne sommes pas sectaires. Si vous voulez profiter de l'expérience, j'vous accueillerais personnellement à bras ouverts. Voilà, ca c'est dit.

Faites passer le mot et à samedi!

jeudi 1 janvier 2009

On dit "Sir Terry", d'abord...

Une nouvelle réjouissante pour bien commencer l'année : Terry Pratchett, qu'on ne présente plus (ou alors on refait un article entier, et pour cela on se replonge dans la série des Annales du Disque-Monde et on n'en décolle plus pendant trois jours, se nourrissant exclusivement de nouilles en fin de vie, perdu dans les étoiles d'un monde fantastico-humoristico-pathique - néologisme, marque déposée), LE Terry Pratchett, cellule souche du pratchettisme convulsif, qui atteint souvent les personnes ayant la tête en l'air et se traduit par un langage décousu et recousu à la roc'n troll attitude, CE Terry Pratchett là, qui nous conduit à faire des phrases longues plus que de raison dans le seul but officieux de placer l'expression "Mécomptes de fées", ou "Mes contes défaits", ce qui arrive par la force des choses mais sans aucune discrétion, vu qu'il est quand même 8 : 50 du matin et que l'on est vendredi, dans un coin paumé du multivers où la brume tente de se solidifier en glace, bref, THE Terry Pratchett, là, ben... je sais plus... ah, oui! Il a été anobli par la reine!

La reine du Royaume Uni. Elizabeth, the Queen. Un coup d'épée et toc! c'est "Sir" Terry Pratchett maintenant.

Auguri!

Et en remontant vers ma source de l'info : mon léon chéri, notre PFI bien-aimée, et the Guardian.

samedi 20 décembre 2008

Le chant du Phénix

... Bon Yule à tous les enfants!

Que le soleil illumine vos vies, réchauffe vos coeurs et bénisse vos proches.

Il y aura encore des levers et encore des couchers. Mais jamais la lumière ne s'éteint complètement...

La bise à tous.


BB

vendredi 19 décembre 2008

L'oracle de Claros

Voici un oracle qui a beaucoup fait parler de lui, et qui m'intrigue personnellement.


Claros était une cité d'Asie Mineure connue pour son oracle d'Apollon. C'était le Delphes du coin. On le consultait pour bien des choses, de la banalité des événements à des questions plus philosophiques. L'une d'elle, que l'on se pose de tous temps, a laissé sa réponse dans la pierre...


« Qui est dieu? »

Ou quel est le dieu... entendez le divin suprême, la chose au dessus de toutes les choses, le pourquoi du comment, de l'être et du non-être. Le « truc ».


Pour être tout à fait honnête, on n'a pas la question. Mais la réponse permet de la deviner. On connaissait cet oracle par plusieurs textes antiques qui le citaient, notamment chez Lactance. Puis on l'a découvert, gravé dans la pierre, à Oinoanda, autre bourgade anatolienne, de moindre importance que Claros, plus retirée. Ce qui prouve la célébrité de cet oracle, son impact sur les gens.


La pierre portant l'inscription faisait partie d'une muraille désaffectée. Elle était située à peu près à 2m du sol. Juste en-dessous, mais à hauteur d'homme cette fois-ci, se trouvait une autre pierre dédicacée, supportant un petit autel en relief servant à allumer un feu, comme une veilleuse. Il a son importance, ce petit feu, vous comprendrez pourquoi...


Voici l'inscription, telle que traduite par Louis Robert, le grand maître de l'épigraphie...


Né de lui-même, à la sagesse infuse, sans mère, inébranlable, ne comportant pas de nom, aux noms multiples, habitant du feu, voilà ce qu'est Dieu. Mais nous sommes une parcelle de Dieu, nous anges messagers. A ceux qui interrogent au sujet de Dieu, pour savoir quel est son être, il a déclaré l'Ether, dieu qui voit tout ; c'est vers lui qu'il faut porter ses regards, et prier, le matin, en regardant vers l'orient.


Certaines formules, comme les « anges messagers », portent à confusion, le vocabulaire choisi rend mal le grec (angelos signifie tout simplement « messager », il n'a rien à voir avec les anges judéo-chrétiens, malgré ce que défendent plusieurs spécialistes). Mais dans l'ensemble, elle ne renie pas les talents de feu M. Robert.

On distingue trois phases dans cette réponse de l'oracle :


-la première définit le divin, en réponse à la question supposée... C'est un dieu qui n'a pas été engendré, qui est né tel quel, n'a pas reçu d'enseignement et connait toute chose par nature. Il est impossible de le nommer, donc on le nomme de multiples façons. Il est de nature ignée aussi. Le feu étant, à bien des égards, la quintessence, le cinquième élément. C'est un dieu transcendant, pas spécialement créateur, mais toute chose existe par lui et en lui. Il me fait penser à la fois au dieu des religions abrahamiques, mais surtout au Protogenos de l'orphisme, au Zeus des stoïciens, et particulièrement au Sol Invictus des empereurs romains. Nous sommes à une période où la croyance en un divin suprême et transcendant le monde se développe dans le paganisme. Ce divin est souvent assimilé au soleil, qui est vu comme l'âme ou le coeur du monde (à ce propos, la lune n'est-elle pas le miroir de l'âme?).


-la seconde explique quelle place occupent les dieux, dans un système qui reste polythéiste et ne cherche pas (comme on pourrait le croire à première vue) à devenir monothéiste. Apollon, l'auteur de cet oracle, bien qu'il s'agisse des positions théologiques du clergé de Claros, évidemment, se place, lui et ses égaux, les dieux du panthéon, dans la position des messagers. C'est très net, dans son cas, puisque la fonction de dieu oraculaire est clairement une fonction de transmission, de message... Mais on peut aller plus loin, et dire que les dieux, en général, ont pour fonction de « révéler » le « dieu », le divin suprême. Ils transmettent au monde, dans le monde, de manière immanente, l'essence divine de la transcendance. Ils sont parties de lui, et en même temps, il les a fait exister, leur a donné leurs fonctions, leur place, etc... Dans d'autres oracles, Zeus lui-même doit ses fonctions à ce « divin » indéfinissable.


-la troisième phase... c'est celle qui me touche le plus, par sa simplicité. Il s'agit, après ces explications toutes théologiques, de donner des consignes rituelles, ce que les oracles de l'Antiquité faisaient volontiers. Or, il n'est pas question de grandes fêtes pompeuses, de sacrifice, de consignes de pureté... en même temps tout ca est habituel à l'époque, ca n'a pas tellement besoin d'être précisé. Mais là, tout ce qu'on trouve à nous dire, pour honorer le divin dans toute son essence, le divin suprême, transcendant, the divine, quoi, ben c'est juste de le prier le matin, tourné vers l'est. C'est là que le petit autel où brûler un feu peut-être perçu comme la mise en application de ce principe rituel. Comme on peut le lire, le divin est de feu, il vit dans le feu. La porte de la muraille où se trouvent ces deux pierres est orientée vers l'est. On imagine très bien le croyant, allumant un feu comme une veilleuse, à l'aube, faisant face à la lumière naissante du soleil, face au feu, au renouveau éternel de la vie, face à la lumière et au coeur du monde, l'astre symbole d'ordre cosmique, du temps, de la justice, qui voit tout, écarte les ténèbres... Le divin, visible dans cet instant, ce moment précis de la naissance sans cesse répétée. Feu qui est aussi intérieur à l'homme, prière qui monte vers le divin au lieu de la fumée des sacrifices, comme chez les rabbins, qui suffit à honorer le dieu et nourrir ce feu sacré, notre feu sacré...

Un rituel d'une simplicité qui, je ne vous le cache pas, me convient parfaitement. Il contient à mon avis une force qu'on ne soupçonne pas. Il se vit tout simplement...


Yule, ne serait-ce pas le jour de la naissance du soleil invincible? Ma veilleuse est prête, ma prière aussi.

lundi 15 décembre 2008

Petit Papa Noeeel...


... quand tu descendraaas du cieeel.........

Vous saviez que le Père Noel était turc? Nan? Bah, j'vous l'apprend.

Ouais, pas vraiment turc en fait. Mais, il vient du coin. Saint Nicolas, j'veux dire. J'vous raconte, les enfants...

L'était une fois, dans un pays lointain (la Lydie, province de l'Empire inter-galactique romain, sud-ouest de l'Anatolie), il y a fort fort longtemps (quand chrétiens et païens se tapaient gentiment dessus à coup de pierres et de bouquins, avec la bénédiction de l'Empereur), un brave homme du nom de Nikolaos, évêque de son état, fit un truc trop bien, mais alors franchement chouette : il sauva des enfants de la prostitution, en fournissant l'argent que leurs païens de parents espéraient tirer de ce commerce crasseux.
Comme quoi, le saint papa Noel il baigne dès le début dans le dur capitalisme de la réalité. Mais c'est un brave.

L'en tira fort succès quand même de sa générosité charitable, l'évêque. Même qu'on a translaté ses reliques à Bari, en Italie, où les enfants ont plus de cadeaux que nous (entre la Saint Nico, la Noel, le Nouvel An, et les largesses de la Befana à l'Epiphanie... faisons tous nos vacances d'hiver en Italie mes amis!). Remarque, la Turquie aussi a ses reliques, mais c'est courant chez les saints, ils ont tendance à se multiplier comme les petits pains après leur mort... encore une forme de capitalisme religieux, sans doute (y a un concept, là, mais les chrétiens l'ont pas inventé, c'est païen, ourra...).

Not'bon saint Nicolas a donc laissé sa trace. Il en vint, comme il arrive en pareil temps, à rencontrer, percuter même, d'autres figures de la générosité pédagogique. Dans le grand Nord, chez ces barbares romanisés qui firent l'Europe, il se para des atours du dieu Odin, le big boss des panthéons germains, qui avait l'habitude de faire des cadeaux tout plein en volant sur son cheval à huit pattes, au moment du solstice d'hiver. Cette date, on avait tendance à l'appeller Yule. Heimdall aussi se baladait avec des cadeaux à gogo. L'en ressort une image de gros barbu, gargantuesque, limite le gentil ogre, qui se trimballe dans les cieux quand la nuit est la plus longue de l'année, pour distribuer ses [cochonneries] jouets par milliers, à tous les marmots du coin (avec sélection naturelle bien sûr, y a des racines capitalistes n'oublions pas).

L'histoire du gentil ogre, ca rappelle une légende qui circule dans certaines traditions, comme quoi que le père Noel, c'était un fouettard de démon païen, un elfe quoi, qui terrorisait la bonne chrétienté, et qu'un saint homme a réussi à obliger de distribuer de la camelotte joyeuse à tous les enfants qu'il avait envie de manger. Ayant le choix entre ca ou l'enfer, le gros ogre préfère continuer. Faut dire aussi que ca rapporte, l'industrie du cadeau. Et il a un permis spécial pour squatter toutes les cheminées, farfouiller dans les tiroirs quand tout le monde dort et les dieux savent quoi faire d'autres... J'en frémis, ma foi...

Puis, de Pays-Bas en Etats-Unis, le ventripotent à pompons étendit l'empire de son entreprise, faisant travailler moult lutins (recyclés de la fin du paganisme en ouvriers patentés de la noellerie) et faisant tous les 24-25 décembre des excès de vitesse céleste sur son traîneau à rennes et foutues clochettes. Il signa un contrat avec Coca cola et troqua ses habits verts et or pour la doudoune rouge à moumoutte blanche qu'on lui connaît bien. Le sens du commerce, ça. La grande classe du marketing.

Maintenant voilà, le Père Noel semble avoir posé son barda dans ses usines de laponie, là haut, là où il caille à mort, pour qu'on lui foute la paix 364 jours par an (les années bisextiles on vous les met poliment là où elles ne feront pas leur loi). Mais, il n'empêche, quand on y regarde de près, notre papi pompoms, il est international. Made in Anatolia. Translaté in Italia. Relooké et repaganisé en terre germanico-nordique, yulé à la crème de marrons chauds, le Santa Klaus. Et d'Hollande en Amérique, il change de couleur, profite de l'histoire économique mondiale, et des développements de la publicité, pour coloniser la planète avec la mondialisation.

Trop fort, quoi.

Mais il s'est trompé sur un point le papi. Rien ne lui appartient dans cet Empire inter-galactique. Au contraire, lui nous appartient à tous! Turcs, Hollandais, peu importe, faut donner des cadeaux à tous les petits enfants de pauvre condition (qu'ils croient ou non au barbu). Chrétien ou païen, il est notre lot commun.

(Idéalisme quand tu nous tiens!)

Bref, suivez aussi le lien en haut à gauche.

Et celui-là pour voir que j'raconte pas de grossièreté (je souris, intérieurement).

Et puis, j'vous dis pas bon Noel (sales gosses), j'reviendrai vous voir avant. Moi aussi je passe par les cheminées.

Et vous me direz, vous là : "il est où dans l'histoire le Père Porcher?" Cherchez...


samedi 13 décembre 2008

Big Moon

Bon, je sais pas chez vous, mais ici, sur Paname, il faisait trop pourri pour voir quoique ce soit - sans compter le fait que celui qui levait la tête risquait d'exposer sa gorge au froid glacial, et la politique était plutôt à l'autruche dans le col de la veste qu'à l'allumé du nuage en mode télescope.

Pourtant, si il n'avait pas fait froid, si il n'y avait pas eu de nuage, si il n'y avait pas eu de bière et si Xavier Darcos n'était pas ministre de l'Education national(ist)e - ouais, y a un rapport - on aurait pu observer hier soir la plus grosse lune de l'année.

Astronomiquement parlant, la Lune était à son périgée. Version : notre satellite copinait plus près que jamais de la Terre, exerçant sa pleine et entière influence non seulement par sa rondeur absolue mais aussi par sa proximité. Métaphysiquement, ca veut dire que les loups-garous avaient plus que jamais l'envie furieuse de jouer à la baballe et les océans se gonflaient d'orgueil. Nous aut' là, les adeptes de la Full Goddess, en a-t-on ressenti quoique ce soit?

Je sais pas vous, mais moi, malgré les bubulles, j'ai passé une super soirée. La prochaine fois, je lèverai la tête.

NASA

mardi 2 décembre 2008

On déterre Vénus...

Enfin, plusieurs Vénus. Ou plus exactement, plusieurs figurines en ivoire, a priori féminines, qui mériteraient le nom tout à fait inexact mais conventionnel de "Vénus"...


Les Vénus de Zaraysk. Made in Russia. Du Haut Paléolithique, donc des vieilles Vénus. Mais c'est qu'elles sont accompagnées par tout un tas d'objets, genre des bisons sculptés, des cônes d'ivoire dont on sait pas quoi penser, et des machins bidules trucs qui constituent une découverte passionnante concernant la préhistoire de la région.

Faites passer...

Source (found by the way of the usually PFI forum...) : BBC News

lundi 1 décembre 2008

Daemonia Nymphe


Musique hellénique, paroles orphiques, ambiance mythique... aaaaaaaaaa...........

Test it here.

vendredi 28 novembre 2008

Coup de pub...

OYEZ OYEZ OSEZ Braves gens!





Ce soir, en exclusivité internationale, une nouvelle à faire soulever les dessous du multivers comme ceux de Marylin, une news qui vous fera chavirer mesdames et messieurs... Oui, même ces messieurs, y a pas de raison, je me suis bien fait avoir, moi!





Il était une fois une amie à moi.


Il était une fois sa passion à elle.





Il était une fois le terreau fertile de l'inspiration magique, nourri de secrets fermentés, pétris à bras le coeur et préparé par des doigts de fées. De ce mélange plein de sagesse et d'amour (ne dis pas que j'en rajoute, je pèse mes mots...) de ce mélange dis-je, naquit une plante...


Le lierre, tel la puissance même de la vie toujours verte, rampe, grimpe, recouvre la terre de son feuillage éternel, protecteur. Et là, sous le lierre, par la grâce de notre mère la Terre, naissent des pierres, du bois, des plantes...





La Dame du Lierre est une amoureuse de ces cailloux qui font briller nos petits yeux de grands enfants. Elle connaît leurs secrets, leur parle, les écoute lui raconter des histoires de mondes cachés, mystérieux, qu'on essaye tous plus ou moins d'approcher. Les joyeux joyaux aux mille couleurs et éclats se laissent transformer par ses bons soins en bijoux fabuleux, en trésors précieux qu'elle n'a de cesse de créer pour nous...



***




La Dame a ouvert sa boutique. Là, quelque part Sous le Lierre... Allez, petit peuple et grands humains... Le Grimoire se porte garant de la sincérité, de la passion, de la magie apportée à cette boutique. Elle mérite qu'on en parle, qu'on s'y promène, qu'on y laisse un commentaire, une commande, et qu'on encourage la Dame du Lierre...





mardi 25 novembre 2008

Pierres qui roulent n'amassent pas mousse...

Un couple britannique peu commun (quoique sur ce blog ca risque fort de devenir courant), composé d'un druide et d'une sorcière (héréditaire - ça signifie sans doute qu'elle tient sa magie de ses ancêtres homo magicus qui dansaient tout nus pendant la nuit des temps entre des monolithes...), un couple hors normes, disais-je, a eu la bonne idée d'emmener avec lui lors de son déménagement un cercle de pierres préhistorique, pour agréementer son jardin d'un petit sanctuaire privé...



Il est possible que les voisins aient été un peu surpris, mais ca ne gêne personne.



On voit pas pourquoi il faudrait.






Sont-y pas mignons?






Source : The Telegraph, via PFI forum.

lundi 24 novembre 2008

L'écologie à la page...

... ou quand le noir se fait écolo...





On a tous en tête l'image du pétrole noir dégueulassant tout sur son passage, image de la mort, de la pollution, de tout ce qu'on n'aime pas - mais alors vraiment pas!





Mais le noir peut aussi être écolo, quitte à ce que le vert en prenne un coup sur la bouteille.

***

La page Google, au démarrage de votre internet, elle est mimi tout plein. Des fois, y a un changement de déco, au niveau du logo, c'est marrant.





:)





Mais elle consomme cette page... La blanc flash, là, çà vous bouffe 77 watts. Alors qu'en noir ca fait que 52 watts de consommés. Gniark.





...









Dites bonjour à Ecofree, la page Google écolo !



Ecolo un peu sur le bord des ongles, on test. Mais bien sûr, c'est pas ce qui va empêcher l'industrie du pétrole de se jeter sur les terres polaires, après fonte des glaces et expiration du dernier ours blanc (parce que le blanc aussi peut être symbole d'écologie!)...



... Mais bon, ce sont les petits brins d'herbe qui font une prairie. Chaque geste peut compter...



A vous de juger.



Pi, j'aime bien le noir moi, c'est classe... Du coup j'hésite à remettre cette page en noir, mais d'après les lecteurs c'était pas beau. Faudrait pas que le grimoire ait l'air pollué...

dimanche 23 novembre 2008

Nécrologie...


Qui n'a pas lu Jean Markale? Qui n'a pas ouvert un de ses bouquins?


Bon, qui n'a pas entendu parler de lui?


Ooooh mais si, voyons, cet homme-là a écrit un tas de choses sur le monde celtique, sur la civilisation celte, le Graal et tutti quanti... La femme celte (1979), c'est lui.


Un poète plus qu'un chercheur, lui-même en était conscient. Mais ces ouvrages ont sans doute intéressé plus d'un passionné de celtisme...


Hélas, ce matin, nous apprenons la nouvelle de son décès. Oui, le poète s'est éteint hier, dans la matinée, à l'âge de quatre-vingts ans.


Mais son oeuvre demeure...

mardi 18 novembre 2008

Une shaman en terre sainte



Les Natoufiens sont une civilisation épipaléolithique pour moitié, néolithique pour l'autre, qui hanta une aire à cheval sur les actuels pays d'Israel, du Liban et de Syrie entre 15 000 et 11 000 avant que Jésus de Nazareth ne viennent faire de même.


L'Université Hébraïque de Jérusalem a révélé la découverte, archéologique, d'une sépulture assez spéciale, sur les flancs du mont Carmel. La petite personne qui sommeillait à l'intérieur, du moins ses os, s'avère être un shaman, une "femme-médecin".

Le shaman natoufien était agée de 45 ans, la démarche affligée par une difformité du squelette, et pratiquait certainement son art à grand renforts d'éléments animaux, avec lesquels elle a été ensevelie : queue de vache, aile d'aigle en or, restes de tortue, pelvis de léopard et autres joyeusetés, dont un pied humain de pointure adulte, qui n'est pas des moindres.


Voilà, donc, un petit témoignage du passé "païen" si on peut dire, d'une région si marquée par les monothéismes. Il s'agit surtout d'une de ces femmes shamanes, sorcières et prêtresses de la préhistoire, qui inspirent tant de néo-païens dans leur quête d'une religion de la Terre. Ici, la femme et la nature se sont fait enterrer ensemble...
Informations reprises d'Haarez sur le forum de la PFI et photo pompée sur Wikipédia. Na.

jeudi 6 novembre 2008

Forgiven, not forgotten

Ou "In Memoriam" II...


On a parlé de l'Ecosse et des scrupules qui la parcourent depuis le début de l'année. Mais Samhain s'est faite une ouverture plus large encore. Peut-être cette nouvelle année païenne sera-t-elle pleine de surprises...


Cette fois-ci, les informations nous viennent tout droit d'Angleterre (via les Pays-Bas, étant donné notre source la plus directe, mais sur internet vous conviendrez que l'on ressent peu la notion de distance). C'est en Angleterre donc, que l'on raconte l'histoire...


... Il était une fois dans un royaume uni, une sorcellerie toujours vivante, ou plutôt revivante, tels ces défunts qui reviennent en os et un peu de chair le soir d'Halloween. C'est la saison, on en parle. On la remarque un petit peu plus. Et il faut bien dire qu'elle en profite.

Tout s'embrouille finalement comme une affaire judiciaire. Les coupables sont brûlé(e)s, puis innocentés (travail d'historien sérieux oblige), puis les juges sont accusés (et des cinglés dans le genre d'Hopkins)...

C'est en gros une affaire d'Outreau à l'échelle de quelques siècles et deux continents. A Salem on a déjà pardonné officiellement aux sorcières et sorciers condamnés pour des sataneries qui n'ont jamais existé. En Suisse, le 28 août dernier, dans le pays du lancement historique de la flambée (et là y a comme un jeu de mot sur la flambée des prix qui viendrait bien, mais n'exagérons pas les croisements de l'histoire), en Suisse disais-je, on a déjà fait oeuvre de pardon. Et en Ecosse, une ville a reconnu publiquement l'erreur judiciaire, sur pas moins de 81 victimes grillées vives (ou autres supplices purificateurs).


Dans le royaume, une sorcière, vendeuse de costumes de son état (costumes de sorcières, va sans dire), se rebelle. Inspirée sans doute par l'esprit de Samhain, et par un historien looké comme un membre de Rhapsody of Fire (gnéhéhéhé), John Callow, elle n'hésite pas à enfoncer des portes; elle lance une pétition, sans se laisser démonter par les réponses du ministère de la justice. Celle-ci est accessible à peu près par là... oui, ! Avec le blog qui va avec.


Vous pouvez reconstituer l'affaire en faisant effort d'anglophonie sur ces deux articles de CNN : In the Field, at first, and Halloween Pardon Sought for executed British witches, secondly. Ou l'inverse comme moi. Ou pas du tout. Après tout, moi, j'aurais jamais trouvé ces articles et je me serai couché aussi con que d'habitude si Morgana ne postait pas tout ça sur le forum de la PFI.


Trêve de plaisanterie et de droit d'auteur en forme de publicité.


Tout ça nous montre que, quoiqu'il en soit de la décision du gouvernement britannique, pour qui c'est sans doute le cadet de tous les soucis, et si Elizabeth II va oui ou non demander pardon (ahem), quoiqu'il en soit de la flambée des sorcières et de la flambée des prix (argh, m'a eu celui-là!), on voit un groupe de personnes pas comme les autres demander la reconnaissance officielle d'une histoire, de leur histoire et par là même de leur identité. Mémoire et Justice se prennent par la main, on en oublierait presque le fond magico-religieux de tout celà. Mais le symbole, ça non. C'est encore une occasion de montrer que le monde change, que les mentalités peuvent changer, que les erreurs peuvent être reconnues et assumées pour permettre à cette boule bleue de tourner de l'avant. Yes we can! comme dirait l'autre.


Encore une digression. Mais les symboles sont comme des passerelles qui nous permettent de passer facilement d'un sujet à un autre, et d'accéder à on ne sait quoi. Yes we can. An ye harm none...


A quand une sorcière sur le trône d'Angleterre?