jeudi 30 avril 2009

Le Tonnant

Près de la cité de Dorylée, dans le Nord, là tout au nord de la Phrygie, se trouvait une campagne herbeuse, toute à l’élevage des moutons, des chevaux, à la culture du blé et de la vigne. Là, on vénérait un dieu Tonnant, Brontôn en grec, du genre de ces « Dieux de l’Orage » qui dominaient naguère les panthéons anatoliens. Ce sont souvent des dieux des phénomènes atmosphériques, des maîtres régnant en souverains sur le monde des hommes, leur pourvoyant l’abondance… ou pas. Le père du hittite Télébinu n’était-il pas un de ces maîtres de l’Orage, porte-foudre et souverain ?

A l’époque romaine, on vouait encore un culte à Zeus Brontôn dans le Nord de la Phrygie. Et quel culte ! centré visiblement sur la campagne autour de Dorylée (l’actuelle Eskişehir), il s’était un peu répandu, et quelques expatriés et esclaves phrygiens l’ont emmené avec eux à Rome, où il s’est bien entendu avec Jupiter Tonans. Les autels et les stèles qu’on lui a dédié on gardé sur eux la trace de son pouvoir. Zeus Brontôn, sur ces terres battues par les vents, se voyait confier la sauvegarde des hommes, de leurs bêtes, de leurs champs, de leurs vignes… Il est de loin le plus important Zeus de la région, alors qu’il côtoie les Zeus Syrénaos, Thallos et autres souverains dieux.

Le plus intéressant est qu’il veille aussi sur les morts. Une inscription funéraire du bled va se doubler souvent d’un vœu à Zeus Brontôn : « Onèsimos à son épouse très douce en souvenir, et à Zeus Brontôn, en vœu. », lit-on parfois. Est-ce parce que le dieu foudroyant se voit confier la tombe comme un dû ? Est-ce qu’il est le gardien des morts, comme Hécate avec qui il est parfois invoqué. A-t-il maille à partir avec le dionysisme qui pullule dans la région… Est-il aussi ce Zeus Dionysos que l’on croise au détour d’une caillasse… ?

Il n’empêche qu’on a là un indigène bien étrange, le Tonnant, ayant pris un nom plus hellénistique parce que les dieux suivent toujours l’air du temps. L’interpretation graeca, qu’ils appellent ça. Un vieux dieu tutélaire des temps les plus reculés de l’Anatolie pré-perse, subsistant dans les sanctuaires de campagne, gagne un nom grec et une tête barbue toute artistiquement gréco-romaine, mais ça ne le prive pas de réactions phrygiennes bien à lui.

Euchèn…

mardi 28 avril 2009

Pendragon II, le retour...

Nous interrompons notre programme pour un flash spécial d'information...

Le roi Arthur Pendragon est de retour! Outre le fait qu'il a pris du bide et que sa caravane a échoué sur l'A344, juste en face de Stonehenge, il semble en pleine forme.
Il s'agit en fait d'un païen (druidisant) nommé John Rothwell, qui a changé son nom en Arthur Pendragon, se proclamant réincarnation du célèbre chef de table. Manifestant par son activisme en robe blanche en vue de libérer Stonehenge des barbelés qui l'entourent et de nombreuses menaces, le barbu gêne les autorités britanniques. Il se verrait bien devenir parlementaire, au nom de Salisbury, pour lancer en politique la carrière d'un roi mythique et défendre au mieux les intérêts de la druiderie.

Notre ami en fait peut-être un peu trop. Certains trouveront qu'il est admirable, d'autres qu'il a pris une trop forte dose d'hydromel en injection sous cutanée. Il n'empêche qu'il fait parler de lui...

Info parvenues par sur la PFI (Morgana, Coordinatrice Internationale) depuis The Guardians. Une 'tite vidéo met en scène le bonhomme, sans son épée, mais armé d'une bannière à faire frémir les universitaires français. Le premier qui voit un insigne chrétien gagne un an d'abonnement à Païen-Vendu, le quotidien païen des petites annonces...

jeudi 23 avril 2009

Je voeu mon n'voeu!

Bon, voilà la suite de l’épisode…
En commençant par le commencement. Comment traquer et débusquer le dieu ? Parce que même si le gibier foisonne, avec le temps, il a appris à bien se cacher…
Petite leçon d’épigraphie :

1) Savoir lire le grec ancien

2) Traverser les villages, les campagnes, les forêts, les montagnes, à la recherche de cailloux visiblement grattés par la main de l’homme. Certains se cachent sous la terre, d’autres à même le roc… souvent, un autel antique sert de soutient dans le mur d’une maison, ou une stèle funéraire se planque dans une fontaine, au milieu d’un village, parfois percée d’un trou pour permettre à l’eau de s’écouler… donc on peut s’attendre à tout.

3) Fouiller les musées, en Turquie, en Grèce, en France, en Allemagne, en Autriche, en Grande Bretagne, aux Etats-Unis…

4) Flâner dans les marchés (pas forcément clairs les marchés, gardez bien précieusement vos fouets d’Indiana ou vos shorties de Lara…)


5) Inviter les collectionneurs privés à manger au restau, et sortir deux ou trois blagues rebondissantes en latin de cuisine (genre la salade César manque de laurier ici… mouahaha)

6) Eplucher les corpus, les articles spécialisés et les livres d’histoire à la recherche d’un matos déjà conséquent, admettons le…

7) Déchiffrer les caractères tout collés-serrés, à moitié gommé par l’âge, direct sur le cailloux, OU lire les textes déjà édités méticuleusement par des générations d’épigraphistes patentés et patients (qui vont rarement jusqu’à en publier la traduction avec…)

8) Collecter, grouper, trier, par lieux, supports, matériaux, dates (quand y en a), fonction, etc…

9) Réfléchir posément sur le sens de la vie…

Voilà.

Maintenant, on s’intéresse à un type particulier de bestiole : les dieux. Laissons donc de côté tout ce qui n’est pas très franchement religieux, genre la dédicace honorifique à Julius, ou le décret de Troupomè sur les accords diplomatiques passés sous l’arbitrage de Rome concernant l’abattage du bois dans la cité voisine, qui n’apprécie pas forcément qu’on lui arpente la forêt dans son dos…

Regardons du côté des pratiques religieuses. Il y en avait un paquet dans l’Antiquité, mais sur la pierre, ça n’a pas forcément laissé de trace. Or, ici, en Phrygie, deux choses à retenir : on a beaucoup, mais alors beaucoup de vieilles inscriptions et on a que ça. Côté texte littéraire, on va chercher longtemps pour pas grand’chose. Mais en fin de compte, tout ce qu’on trouve en Phrygie ressemble à ce qu’on nous raconte dans les sources littéraires sur le monde gréco-romain en général. A commencer par la pratique votive

Kézako ?

Dans l’Antiquité gréco-romaine, la piété de base se présente sous la forme d’un échange de bons procédés entre l’homme et le dieu. Mettons un individu lambda qui craint qu’une épidémie emporte ses bœufs et qu’il se retrouve à faire tirer son araire de labour par sa femme et ses gosses… Le dit Lambda se rend au temple, et prie le dieu de protéger ses bestiaux et, tant qu’on y est sa famille, voire son village, parce qu’il a le sens de la communauté. Il fait alors vœu, en échange, de dédier au dieu une offrande, avec une stèle pour bien marquer le coup. Et il le fait, parce que s’il le fait pas, l’accord ne tient plus, et il va subir la colère de la divinité qui se sera faite lésée ! D’où le tas de « documents votifs » en pierre qui envahit les corpus de nos épigraphistes. Ces documents ont une double portée :
- Ils marquent la communication établie entre l’homme et le dieu, ils sont consacrés.
- Ils marquent l’efficacité de la pratique religieuse, en participant à la médiatisation du pouvoir divin. Ces stèles ou autels, n’oublions pas, étaient plantés sur le territoire du sanctuaire, tout le monde pouvait les voir.



Or, il y en a des choses à voir là-dessus : primo, une inscription, à lire, qui dit à peu près ceci : « Lambda, fils d’Alpha, du village de Troupomè, pour la sauvegarde de ses bœufs, de ses enfants et de son village, à Zeus Brontôn, en vœu. » On a ainsi le nom du dédicant, l’objet de son vœu, la divinité qui est invoquée, et l’évocation du vœu en lui-même (en grec poli on dit euchè). Ce sont tous les composants essentiels de la pratique en elle-même.
Secundo, on a (pas toujours, on vous l’accorde) une image, sur la stèle ou l’autel, qui montre, généralement, le dieu invoqué, le dédicant et/ou l’objet du vœu. Là, en fait, on voit l’action exercée en retour de la piété humaine : le dieu exerce son pouvoir sur le monde des hommes. L’image rend visible ce qui n’est pas forcément clair pour tout le monde, et permet plus facilement de l’imprimer sur les esprits qu’un texte que le phrygien du coin ne sait pas spécialement lire.

Mais il reste que le dieu est présent dans ces stèles, du fait de son nom et de son image. Les autels, encore pire : c’est là qu’on lui rend le culte, c’en est même l’élément fondamental. Alors quand on les voit apparaître sur des stèles ou des autels funéraires, normalement destinés à la seule mémoire du mort, voire à son culte, on devient comme fou !

La suite sera sans doute vouée à parler d’un dieu pas commun, Zeus Brontôn. Celui se gêne pas pour faire des monuments funéraires ses propres vœux…

mercredi 22 avril 2009

Les dieux des Highlands...




Des profils de montagnes abruptes, grignotées comme du biscuit, taillées à vif, truffées de tombes et d’anciennes églises troglodytes abandonnées… des vallées fertiles sillonnées par des cours d’eau où pataugent canards et villages d’un autre temps… des forêts de pins sur une terre blanche comme la craie, d’un tuf qui rappelle les candides Arginuses où Alcibiade faillit mourir rôti dans une cabane en bois… Les Hautes Terres de Phrygie apparaissent encore comme ça sur les photos. L’imagination s’emballe à la vision de ces paysages vides et mystérieux, encore éloignés de notre « civilisation occidentale », perdus au milieu de la Turquie (visez le Türkmen Baba qui culmine sur la carte entre Eskişehir et Afyon Karahisar) et encore riches des restes d’une Antiquité si vite oubliée…

Au cours de ses turpitudes parmi les textes anciens et les pierres qu’a raboté la main de l’homme, la rédaction du Grimoire vous propose un petit voyage dans cette contrée, dans un autre temps, à la rencontre de la population locale. Du moins une partie de la population, la plus puissante et en même temps la plus secrète…

Il y a foule de dieux dans le polythéisme. La Phrygie est une des régions de l’Empire romain qui a fourni le plus d’inscriptions sur pierre, que l’épigraphiste d’aujourd’hui en renverse son café d’excitation dès le petit déjeuner. Ces inscriptions sont en grande quantité des inscriptions funéraires (à la mémoire de…) liées à des cultes aux morts, que l’ont logeait dans de véritables tombes-temples. L’homme est un dieu, à sa manière. Mais jamais il n’égale ceux qui sont un et multiple à la fois. Les inscriptions votives à Zeus rempliraient le trou de la Sécu si elles étaient en or. Mais quel Zeus ? Qui est Zeus quand il s’appelle ici Brontôn, là Benneus, ou encore Thallos ? En quoi sont-ils différents ces Zeus ?

Un dieu antique porte à la fois un nom général : Zeus, et un ensemble d’épithètes, ou épiclèses, qui précisent ses contours dans telle situation, tel lieu ou dans telle activité. On en connait des tas. Les Zeus des Highlands se croisent parfois. Mais on hésite encore à définir leurs appellations respectives. Zeus Brontôn (le « Tonnant ») avait son temple au nord des Highlands, dans la campagne de Dorylée (l’actuelle Eskişehir, chef-lieu de province). Il manipule sans doute la foudre, eu égard à son petit nom et à l’aigle porte-foudre qui orne ses dédicaces. La région est connue pour son climat capricieux. Il veille aussi sur les hommes, leurs bestiaux, leur raisin. C’est un dieu multifonctions, on dirait presque un dieu local, au sens où il est du coin. En fait, il s’agit certainement d’un dieu phrygien, un indigène comme on dit parfois, qui s’est hellénisé en changeant de nom. Le Brontôn est le maître de la région. Son succès régional ne s’est pas démenti sous l’Empire, puisqu’on lui dédie même des tombes en offrande votive (particularité très étonnante et plutôt problématique… On ne faisait pas souvent ça dans l’Antiquité.) C’est que les dieux de l’Anatolie étaient généralement les maîtres (despotès, tyrannos, basileus) de la région où s’élevait leur sanctuaire. C’est à ce titre qu’ils rendent justice et défendent leurs droits et possessions. C’est aussi ce qui fait que leur pouvoir est réel, qu’il est visible aux yeux des hommes et que ceux-ci y aient parfois recours, par l’intermédiaire d’un rite simple : l’euchè, la prière votive.

Les nombreuses Mères de tel ou tel village sont ainsi sollicitées de la même manière. De même qu’Hosios et Dikaios, manifestations des qualités divines de Sainteté et de Justice. La plus importante des divinités des Hautes Terres de Phrygie semble être Angdistis, la Mère des Dieux, qu’ailleurs on appelle Cybèle. Divinité phrygienne s’il en est, elle avait un sanctuaire à la « Cité de Midas », au-dessus d’une vallée engorgée dans la montagne, la vallée de Kümbet, où s’éleva autrefois la Métropolis, Cité de la Mère…


L’espace d’un article est peu suffisant pour rendre compte de la population divine dans les Hautes Terres. Les noms ressortent comme les champignons à l’automne, et on s’y perdrait presque. Aussi, la rédaction du Grimoire vous propose-t-elle une série d’articles sur la question. Peut-être parlerons-nous plus tard de ce qu’on appelle la pratique votive, dans le jargon ethnologico-historique… Peut-être des Zeus et Mên et Sabazios qui sont entachés de phrygianisme. De Cybèle, la Mère des dieux, née du roc comme tous ces monuments que la prétention humaine a tirés vers le divin. Ou encore d’Hosios et Dikaios, compagnons du Soleil, qui semblent si étranges. Et que dire de ces dieux auxquels on ne sait pas donner de nom, comme le Cavalier anatolien ? Bref, comme on dit, quand on tient l’audimat là où ça suspens…

Suite au prochain épisode…

mardi 7 avril 2009

Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme...

Il existe pas très loin d'ici un forum qui se meurt... La rédaction du Grimoire voudrait en parler ici, car ce forum lui tient très à coeur. C'est ce qui explique l'emploi du "je" dans l'article qui va suivre, car ce que nous allons vous raconter me touche sur un plan bien personnel...

A l'heure où ma vie prend des tournants aussi inattendus que bien venus, il apparait que bien des choses qui l'accompagnaient, de plus ou moins loin, s'effacent ou disparaissent. L'une de ces choses est ce forum, qui le premier m'a guidé sur le net païen, puis dans le monde païen dans sa réalité la plus touchante : l'amitié.

Le forum Wicca et ésotérisme est le premier espace païen sur lequel je me sois inscrit, voilà trois ans maintenant, à un mois près. J'y suis tout de suite devenu à mon aise, tant parce que ce qui s'y disait m'intéressait profondément, que par la sympathie des gens que j'y ai croisés. Les modérateurs, au nombre desquels je n'ai pas tardé à être accepté (un grand moment, quand on y repense...), faisaient leur possible pour maintenir le ton sérieux, amical, correct mais passionné qui devait en être une caractéristique cruciale. Certains y auront vu un autoritarisme excessif, mais c'était le soin apporté à un enfant. L'administratrice y a mis tout son orgueil et surtout son honnêteté. Nul forum que j'ai rencontré n'a su être aussi bien entretenu, je pense.

J'ai fini par rencontrer hors de ce monde virtuel quelques personnes qui le composaient. Je les compte encore aujourd'hui parmis mes plus chers amis.


Mais la politique du forum s'est heurtée depuis un an à une invasion bien étrange... Le boulet moyen se doublant d'un lapin en peluche dans le contexte de la Wicca, lorsqu'ils arrivent par centaines et épuisent les réserves du langage sms abusif et des questions sans valeur (je voudrais un sortilège pour communiquer avec l'au-delà... J'ai rêvé que je prenais de la coke, est-ce que ça fait de moi un camé?), le staff est vite dépassé. Et ceux qui avaient envie de sujets passionnants, baissent les bras. On n'a plus trouvé de solution pour rendre le forum intéressant, et surtout pour qu'il reste vivant! Ainsi se fige-t-il depuis un an. Il est complet, mais les dialogues qui y ont court ne suscitent plus tellement l'engouement... L'administration a changé, le Grand Conseil des modérateurs a rendu son tablier, et aujourd'hui le forum est en passe de rester en lecture seule. Et j'en conseille la lecture, surtout à ceux qui débutent. Mais on n'y rencontrera peut-être plus la même magie de l'amitié....

Ceci n'est pas un cri du coeur. Les choses sont ce qu'elles sont, c'est-à-dire en perpétuel changement. Pour moi l'ère "Wicca et ésotérisme" est semble-t-il passée, si tant est que je me sois tourné vers d'autres horizons, et je compte bien garder contact avec tous ceux et (surtout) celles que j'y ai rencontrés. Tout cela m'a appris que ce n'est pas sur le net que l'on maintien les liens les meilleurs. Que les gens, païens ou autres, s'y rencontrent, mais un site internet n'est jamais immortel, et que nous autres, qui ne le sommes pas plus, devons apprendre à le dépasser...

lundi 23 mars 2009

Echauffourées à la sortie de la messe

http://www.actupparis.org/spip.php?article3662

http://www.dailymotion.com/relevance/search/notre+dame/video/x8qs8u_altercation-pro-et-anti-capote-deva_news

Petit poste dans un nouveau style, genre je me mouille pas. Mais c'est parce que le temps manque de s'exprimer. Juste une ligne pour dire que les positions vaticanes sur la sexualité sont non seulement basées sur l'ignorance (ou alors Benoît nous cache des choses) mais encore limite génocides lorsqu'elles sont reçues par des populations trop faibles pour lutter, comme en Afrique ou au Brésil.

Et happy Ostara en retard....

mercredi 18 février 2009

Carnet d'adresses...

Google est notre ami, Google nous veut du bien...

Tapez lui des mots doux dans le formulaire, comme "Paganisme", "Wicca", "Esotérisme" ou "Croûte de pain sec", et il vous trouve des milliers de pages internet approchant des sujets correspondants.

Et pour la quantité j'modère mes propos. C'est comme si la Toile d'Arachnée était couverte de sites, forums, blogs, webzines et boutiques en lignes qui copulent et s'accumulent au gré des bonnes (ou mauvaises) volontés humaines, envahissant (pour notre bonheur) ce qui était au départ une création à but militaire de choses plus ou moins fantastiques. Au sens propre.

Oui, aujourd'hui, la rédaction du Grimoire a claqué un filin. La descente en rappel se fait chute libre, avec les cris et les gesticulations désespérées qui vont bien. Et le rédacteur-en-chef de se perdre dans les méandres labyrinthiques du vortex cybernetique pour remplir un carnet d'adresses...

Z'avez bien lu...


Quelques idées d'annuaires ont été déposées tendrement sur la Toile. J'aime bien l'Annuaire de Nightwind, du fait que je connaisse un peu la personne responsable. Mais il n'est pas bien rempli, peut-être parce que les gens n'en ont pas assez ouï parler.

Certes, tout celà doit garder un parfum fumeux de mystère, assez opaque pour qu'on ne sache pas toujours qui est qui, pour que le labyrinthe du cyber-paganisme reste un monde parallèle aux vertues initiatiques, et les gens ne s'identifieront que lorsqu'ils auront apprivoisé le jeu de miroirs, le langage pseudonymique et l'avatarisme. Penser faire une liste de tous ces sites, blogs, forums, http, doubles slashs et compagnie, serait pure illusion d'optique, car jamais cela ne faciliterait la découverte du paganisme et l'aventure virtuelle qu'elle implique.
La rédaction ayant toujours le câble assez lâche au-dessus de cet univers brumeux, je me suis mis au défi de me faire un carnet d'adresse, un annuaire en ligne étant un peu trop demander pour mon agenda (le pauvre, il n'a encore jamais appris le mot "vacances"). Des forums indépendants, des cercles de païens où je ne vais et n'irai jamais, des boutiques et ateliers en ligne que j'adore visiter, des blogs personnels qui me semblent autant de petites maisons, aux portes desquelles on peut frapper et où rencontrer des gens...

La communauté païenne est immense, on ne peut en avoir pleinement conscience sans se taper une après-midi au moins de déambulations de la souris (pauv'tite souris, on dirait un rat de laboratoire lâché dans un labyrinthe de bois après un split au Saint-Honoré). Mais j'vais sans doute continuer à noter des adresses dans mon nouveau fichier perso, comme si je me constituais une petite ville rien qu'à moi, avec des coins que je préfèrerais à d'autres.

Nota Bene : La Réforme protestante et la Renaissance ne se seraient pas faites si Gütenberg n'avait laissé une drôle d'impression en Occident... Le renouveau du paganisme ne serait pas si Internet n'avait tissé sa toile...

Ah et euh... B*B!

dimanche 1 février 2009

Imbolc hellénique



L’enfant a grandi, il s’est émerveillé
Sortant de sa transe endormie, il s’est habillé
De fleurs s’est couronné, et apprend le jeu
Parcourant bois et cités, animal amoureux.

La mère l’a nourri de lait crémeux
Vache céleste, le long de la Voie Lactée.
Mère Galactique, reine crainte et adorée
Héra Leucothéa, qui nourrit les dieux et les héros
Accorde aux hommes la dignité qui prévaut.

Nourrice du dieu, la douce Amalthée,
Abreuve de lait vigoureux l’enfant sacré
Nymphe, apporte l’eau, de la source élevée
Pour purifier cette terre, ce dieu endormi
Pour laver la déesse, et consacrer ce génie.

Hécate, porte la lumière sur tes cierges
Entoure le domaine d’un feu salvateur
Protège les enfants, petits et grands,
Ecarte d’eux les ténèbres et la peur
Consume les douleurs et réchauffe le sang.
Que les feux de chandeleur soient propices
Et que l’enfant qui est en nous grandisse…

Tom, Imbolc 2009

lundi 19 janvier 2009

Je blogue, tu blogues, nous bloguons...


Parce que les paganeries organisées par la Ligue Wiccane Eclectique sont une réussite qui déborde d'amour et a produit des bébés, le système se met en place, les morceaux s'imbriquent, les païens communiquent, se rencontrent, s'assemblent et se ressemblent... parce que tout ça donne envie d'aller plus loin, et de partager au-delà du réel, dans le virtuel, voici le blog qui dit tout...



Bon sang, c'est comme assister au premier vol d'un bébé ptérodactyle... tout en émoi le papa...

dimanche 4 janvier 2009

Paganerie

Petit message de dernière minute, en dérapage contrôlé, alors que la flammèche a déjà presque atteint le baril de poudre... Oui, dans moins de six jours, le samedi 10 janvier pour être exact, la Ligue Wiccane Eclectique invite nombre de païens, amis et amis de nos amis, et leurs amis aussi, à se joindre à une petite saut... paganerie dans Paris.

*** Paganerie ***

Qu'est-ce, tout d'abord, qu'une paganerie? C'est une joyeuse rencontre de païens, sous quelque forme que ce soit et en n'importe quel lieu. Le mot "paganerie" est un néologisme qui ressucite un vieux terme médiéval signifiant "pays païen" - en gros la campagne, les bouseux mal christianisés, quoi. Aujourd'hui, indépendemment de tout dictionnaire, étant donné sa jeunesse, le terme est employé par la LWE pour désigner une rencontre païenne, un rassemblement de païens, ayant notamment pour but de se connaître, de partager, et, in fine, de consolider les liens de notre communauté - notre "pays païen" en somme, si on tire le diable par la queue...

*** Fibules et Tasses à Cafés ***

La paganerie de samedi prochain contient un double programme, placé sous le signe de la lune gibbeuse et sous le charme de la rencontre, du partage, de la découverte... découverte d'un morceau d'histoire, d'abord, parce qu'un bon païen doit savoir lire le passé pour connaître son avenir (et différencier une fibule d'une épingle à nourrice - ndlr). C'est ainsi qu'à 14 h, ceux qui le désirerons, pourront visiter ensemble l'exposition "Celtes et Scandinaves" au musée de Cluny. Ca ne devrait pas être bien long, mais en tout cas c'est une première activité à faire ensemble.


A 16h, on passe à la découverte de nous-mêmes... autour d'un café! Rendez-vous, donc, au Café des Deux Ecus, près du Louvre, pour passer un agréable moment, quelque peu assaisonné de chocolat (j'y tiens), et se découvrir, se connaître, discuter, partager son expérience et ses projets...

Tout le monde est invité, dans le respect d'une éthique eclectique correcte. On se fout complètement des fringues que vous mettrez, du chocolat que vous préférez, de votre tradition spirituelle... du moment que vous venez avec. Avis à mes lecteurs non païens, chrétiens, athées, déistes, nihilistes... nous ne sommes pas sectaires. Si vous voulez profiter de l'expérience, j'vous accueillerais personnellement à bras ouverts. Voilà, ca c'est dit.

Faites passer le mot et à samedi!

jeudi 1 janvier 2009

On dit "Sir Terry", d'abord...

Une nouvelle réjouissante pour bien commencer l'année : Terry Pratchett, qu'on ne présente plus (ou alors on refait un article entier, et pour cela on se replonge dans la série des Annales du Disque-Monde et on n'en décolle plus pendant trois jours, se nourrissant exclusivement de nouilles en fin de vie, perdu dans les étoiles d'un monde fantastico-humoristico-pathique - néologisme, marque déposée), LE Terry Pratchett, cellule souche du pratchettisme convulsif, qui atteint souvent les personnes ayant la tête en l'air et se traduit par un langage décousu et recousu à la roc'n troll attitude, CE Terry Pratchett là, qui nous conduit à faire des phrases longues plus que de raison dans le seul but officieux de placer l'expression "Mécomptes de fées", ou "Mes contes défaits", ce qui arrive par la force des choses mais sans aucune discrétion, vu qu'il est quand même 8 : 50 du matin et que l'on est vendredi, dans un coin paumé du multivers où la brume tente de se solidifier en glace, bref, THE Terry Pratchett, là, ben... je sais plus... ah, oui! Il a été anobli par la reine!

La reine du Royaume Uni. Elizabeth, the Queen. Un coup d'épée et toc! c'est "Sir" Terry Pratchett maintenant.

Auguri!

Et en remontant vers ma source de l'info : mon léon chéri, notre PFI bien-aimée, et the Guardian.

samedi 20 décembre 2008

Le chant du Phénix

... Bon Yule à tous les enfants!

Que le soleil illumine vos vies, réchauffe vos coeurs et bénisse vos proches.

Il y aura encore des levers et encore des couchers. Mais jamais la lumière ne s'éteint complètement...

La bise à tous.


BB

vendredi 19 décembre 2008

L'oracle de Claros

Voici un oracle qui a beaucoup fait parler de lui, et qui m'intrigue personnellement.


Claros était une cité d'Asie Mineure connue pour son oracle d'Apollon. C'était le Delphes du coin. On le consultait pour bien des choses, de la banalité des événements à des questions plus philosophiques. L'une d'elle, que l'on se pose de tous temps, a laissé sa réponse dans la pierre...


« Qui est dieu? »

Ou quel est le dieu... entendez le divin suprême, la chose au dessus de toutes les choses, le pourquoi du comment, de l'être et du non-être. Le « truc ».


Pour être tout à fait honnête, on n'a pas la question. Mais la réponse permet de la deviner. On connaissait cet oracle par plusieurs textes antiques qui le citaient, notamment chez Lactance. Puis on l'a découvert, gravé dans la pierre, à Oinoanda, autre bourgade anatolienne, de moindre importance que Claros, plus retirée. Ce qui prouve la célébrité de cet oracle, son impact sur les gens.


La pierre portant l'inscription faisait partie d'une muraille désaffectée. Elle était située à peu près à 2m du sol. Juste en-dessous, mais à hauteur d'homme cette fois-ci, se trouvait une autre pierre dédicacée, supportant un petit autel en relief servant à allumer un feu, comme une veilleuse. Il a son importance, ce petit feu, vous comprendrez pourquoi...


Voici l'inscription, telle que traduite par Louis Robert, le grand maître de l'épigraphie...


Né de lui-même, à la sagesse infuse, sans mère, inébranlable, ne comportant pas de nom, aux noms multiples, habitant du feu, voilà ce qu'est Dieu. Mais nous sommes une parcelle de Dieu, nous anges messagers. A ceux qui interrogent au sujet de Dieu, pour savoir quel est son être, il a déclaré l'Ether, dieu qui voit tout ; c'est vers lui qu'il faut porter ses regards, et prier, le matin, en regardant vers l'orient.


Certaines formules, comme les « anges messagers », portent à confusion, le vocabulaire choisi rend mal le grec (angelos signifie tout simplement « messager », il n'a rien à voir avec les anges judéo-chrétiens, malgré ce que défendent plusieurs spécialistes). Mais dans l'ensemble, elle ne renie pas les talents de feu M. Robert.

On distingue trois phases dans cette réponse de l'oracle :


-la première définit le divin, en réponse à la question supposée... C'est un dieu qui n'a pas été engendré, qui est né tel quel, n'a pas reçu d'enseignement et connait toute chose par nature. Il est impossible de le nommer, donc on le nomme de multiples façons. Il est de nature ignée aussi. Le feu étant, à bien des égards, la quintessence, le cinquième élément. C'est un dieu transcendant, pas spécialement créateur, mais toute chose existe par lui et en lui. Il me fait penser à la fois au dieu des religions abrahamiques, mais surtout au Protogenos de l'orphisme, au Zeus des stoïciens, et particulièrement au Sol Invictus des empereurs romains. Nous sommes à une période où la croyance en un divin suprême et transcendant le monde se développe dans le paganisme. Ce divin est souvent assimilé au soleil, qui est vu comme l'âme ou le coeur du monde (à ce propos, la lune n'est-elle pas le miroir de l'âme?).


-la seconde explique quelle place occupent les dieux, dans un système qui reste polythéiste et ne cherche pas (comme on pourrait le croire à première vue) à devenir monothéiste. Apollon, l'auteur de cet oracle, bien qu'il s'agisse des positions théologiques du clergé de Claros, évidemment, se place, lui et ses égaux, les dieux du panthéon, dans la position des messagers. C'est très net, dans son cas, puisque la fonction de dieu oraculaire est clairement une fonction de transmission, de message... Mais on peut aller plus loin, et dire que les dieux, en général, ont pour fonction de « révéler » le « dieu », le divin suprême. Ils transmettent au monde, dans le monde, de manière immanente, l'essence divine de la transcendance. Ils sont parties de lui, et en même temps, il les a fait exister, leur a donné leurs fonctions, leur place, etc... Dans d'autres oracles, Zeus lui-même doit ses fonctions à ce « divin » indéfinissable.


-la troisième phase... c'est celle qui me touche le plus, par sa simplicité. Il s'agit, après ces explications toutes théologiques, de donner des consignes rituelles, ce que les oracles de l'Antiquité faisaient volontiers. Or, il n'est pas question de grandes fêtes pompeuses, de sacrifice, de consignes de pureté... en même temps tout ca est habituel à l'époque, ca n'a pas tellement besoin d'être précisé. Mais là, tout ce qu'on trouve à nous dire, pour honorer le divin dans toute son essence, le divin suprême, transcendant, the divine, quoi, ben c'est juste de le prier le matin, tourné vers l'est. C'est là que le petit autel où brûler un feu peut-être perçu comme la mise en application de ce principe rituel. Comme on peut le lire, le divin est de feu, il vit dans le feu. La porte de la muraille où se trouvent ces deux pierres est orientée vers l'est. On imagine très bien le croyant, allumant un feu comme une veilleuse, à l'aube, faisant face à la lumière naissante du soleil, face au feu, au renouveau éternel de la vie, face à la lumière et au coeur du monde, l'astre symbole d'ordre cosmique, du temps, de la justice, qui voit tout, écarte les ténèbres... Le divin, visible dans cet instant, ce moment précis de la naissance sans cesse répétée. Feu qui est aussi intérieur à l'homme, prière qui monte vers le divin au lieu de la fumée des sacrifices, comme chez les rabbins, qui suffit à honorer le dieu et nourrir ce feu sacré, notre feu sacré...

Un rituel d'une simplicité qui, je ne vous le cache pas, me convient parfaitement. Il contient à mon avis une force qu'on ne soupçonne pas. Il se vit tout simplement...


Yule, ne serait-ce pas le jour de la naissance du soleil invincible? Ma veilleuse est prête, ma prière aussi.

lundi 15 décembre 2008

Petit Papa Noeeel...


... quand tu descendraaas du cieeel.........

Vous saviez que le Père Noel était turc? Nan? Bah, j'vous l'apprend.

Ouais, pas vraiment turc en fait. Mais, il vient du coin. Saint Nicolas, j'veux dire. J'vous raconte, les enfants...

L'était une fois, dans un pays lointain (la Lydie, province de l'Empire inter-galactique romain, sud-ouest de l'Anatolie), il y a fort fort longtemps (quand chrétiens et païens se tapaient gentiment dessus à coup de pierres et de bouquins, avec la bénédiction de l'Empereur), un brave homme du nom de Nikolaos, évêque de son état, fit un truc trop bien, mais alors franchement chouette : il sauva des enfants de la prostitution, en fournissant l'argent que leurs païens de parents espéraient tirer de ce commerce crasseux.
Comme quoi, le saint papa Noel il baigne dès le début dans le dur capitalisme de la réalité. Mais c'est un brave.

L'en tira fort succès quand même de sa générosité charitable, l'évêque. Même qu'on a translaté ses reliques à Bari, en Italie, où les enfants ont plus de cadeaux que nous (entre la Saint Nico, la Noel, le Nouvel An, et les largesses de la Befana à l'Epiphanie... faisons tous nos vacances d'hiver en Italie mes amis!). Remarque, la Turquie aussi a ses reliques, mais c'est courant chez les saints, ils ont tendance à se multiplier comme les petits pains après leur mort... encore une forme de capitalisme religieux, sans doute (y a un concept, là, mais les chrétiens l'ont pas inventé, c'est païen, ourra...).

Not'bon saint Nicolas a donc laissé sa trace. Il en vint, comme il arrive en pareil temps, à rencontrer, percuter même, d'autres figures de la générosité pédagogique. Dans le grand Nord, chez ces barbares romanisés qui firent l'Europe, il se para des atours du dieu Odin, le big boss des panthéons germains, qui avait l'habitude de faire des cadeaux tout plein en volant sur son cheval à huit pattes, au moment du solstice d'hiver. Cette date, on avait tendance à l'appeller Yule. Heimdall aussi se baladait avec des cadeaux à gogo. L'en ressort une image de gros barbu, gargantuesque, limite le gentil ogre, qui se trimballe dans les cieux quand la nuit est la plus longue de l'année, pour distribuer ses [cochonneries] jouets par milliers, à tous les marmots du coin (avec sélection naturelle bien sûr, y a des racines capitalistes n'oublions pas).

L'histoire du gentil ogre, ca rappelle une légende qui circule dans certaines traditions, comme quoi que le père Noel, c'était un fouettard de démon païen, un elfe quoi, qui terrorisait la bonne chrétienté, et qu'un saint homme a réussi à obliger de distribuer de la camelotte joyeuse à tous les enfants qu'il avait envie de manger. Ayant le choix entre ca ou l'enfer, le gros ogre préfère continuer. Faut dire aussi que ca rapporte, l'industrie du cadeau. Et il a un permis spécial pour squatter toutes les cheminées, farfouiller dans les tiroirs quand tout le monde dort et les dieux savent quoi faire d'autres... J'en frémis, ma foi...

Puis, de Pays-Bas en Etats-Unis, le ventripotent à pompons étendit l'empire de son entreprise, faisant travailler moult lutins (recyclés de la fin du paganisme en ouvriers patentés de la noellerie) et faisant tous les 24-25 décembre des excès de vitesse céleste sur son traîneau à rennes et foutues clochettes. Il signa un contrat avec Coca cola et troqua ses habits verts et or pour la doudoune rouge à moumoutte blanche qu'on lui connaît bien. Le sens du commerce, ça. La grande classe du marketing.

Maintenant voilà, le Père Noel semble avoir posé son barda dans ses usines de laponie, là haut, là où il caille à mort, pour qu'on lui foute la paix 364 jours par an (les années bisextiles on vous les met poliment là où elles ne feront pas leur loi). Mais, il n'empêche, quand on y regarde de près, notre papi pompoms, il est international. Made in Anatolia. Translaté in Italia. Relooké et repaganisé en terre germanico-nordique, yulé à la crème de marrons chauds, le Santa Klaus. Et d'Hollande en Amérique, il change de couleur, profite de l'histoire économique mondiale, et des développements de la publicité, pour coloniser la planète avec la mondialisation.

Trop fort, quoi.

Mais il s'est trompé sur un point le papi. Rien ne lui appartient dans cet Empire inter-galactique. Au contraire, lui nous appartient à tous! Turcs, Hollandais, peu importe, faut donner des cadeaux à tous les petits enfants de pauvre condition (qu'ils croient ou non au barbu). Chrétien ou païen, il est notre lot commun.

(Idéalisme quand tu nous tiens!)

Bref, suivez aussi le lien en haut à gauche.

Et celui-là pour voir que j'raconte pas de grossièreté (je souris, intérieurement).

Et puis, j'vous dis pas bon Noel (sales gosses), j'reviendrai vous voir avant. Moi aussi je passe par les cheminées.

Et vous me direz, vous là : "il est où dans l'histoire le Père Porcher?" Cherchez...


samedi 13 décembre 2008

Big Moon

Bon, je sais pas chez vous, mais ici, sur Paname, il faisait trop pourri pour voir quoique ce soit - sans compter le fait que celui qui levait la tête risquait d'exposer sa gorge au froid glacial, et la politique était plutôt à l'autruche dans le col de la veste qu'à l'allumé du nuage en mode télescope.

Pourtant, si il n'avait pas fait froid, si il n'y avait pas eu de nuage, si il n'y avait pas eu de bière et si Xavier Darcos n'était pas ministre de l'Education national(ist)e - ouais, y a un rapport - on aurait pu observer hier soir la plus grosse lune de l'année.

Astronomiquement parlant, la Lune était à son périgée. Version : notre satellite copinait plus près que jamais de la Terre, exerçant sa pleine et entière influence non seulement par sa rondeur absolue mais aussi par sa proximité. Métaphysiquement, ca veut dire que les loups-garous avaient plus que jamais l'envie furieuse de jouer à la baballe et les océans se gonflaient d'orgueil. Nous aut' là, les adeptes de la Full Goddess, en a-t-on ressenti quoique ce soit?

Je sais pas vous, mais moi, malgré les bubulles, j'ai passé une super soirée. La prochaine fois, je lèverai la tête.

NASA

mardi 2 décembre 2008

On déterre Vénus...

Enfin, plusieurs Vénus. Ou plus exactement, plusieurs figurines en ivoire, a priori féminines, qui mériteraient le nom tout à fait inexact mais conventionnel de "Vénus"...


Les Vénus de Zaraysk. Made in Russia. Du Haut Paléolithique, donc des vieilles Vénus. Mais c'est qu'elles sont accompagnées par tout un tas d'objets, genre des bisons sculptés, des cônes d'ivoire dont on sait pas quoi penser, et des machins bidules trucs qui constituent une découverte passionnante concernant la préhistoire de la région.

Faites passer...

Source (found by the way of the usually PFI forum...) : BBC News

lundi 1 décembre 2008

Daemonia Nymphe


Musique hellénique, paroles orphiques, ambiance mythique... aaaaaaaaaa...........

Test it here.

vendredi 28 novembre 2008

Coup de pub...

OYEZ OYEZ OSEZ Braves gens!





Ce soir, en exclusivité internationale, une nouvelle à faire soulever les dessous du multivers comme ceux de Marylin, une news qui vous fera chavirer mesdames et messieurs... Oui, même ces messieurs, y a pas de raison, je me suis bien fait avoir, moi!





Il était une fois une amie à moi.


Il était une fois sa passion à elle.





Il était une fois le terreau fertile de l'inspiration magique, nourri de secrets fermentés, pétris à bras le coeur et préparé par des doigts de fées. De ce mélange plein de sagesse et d'amour (ne dis pas que j'en rajoute, je pèse mes mots...) de ce mélange dis-je, naquit une plante...


Le lierre, tel la puissance même de la vie toujours verte, rampe, grimpe, recouvre la terre de son feuillage éternel, protecteur. Et là, sous le lierre, par la grâce de notre mère la Terre, naissent des pierres, du bois, des plantes...





La Dame du Lierre est une amoureuse de ces cailloux qui font briller nos petits yeux de grands enfants. Elle connaît leurs secrets, leur parle, les écoute lui raconter des histoires de mondes cachés, mystérieux, qu'on essaye tous plus ou moins d'approcher. Les joyeux joyaux aux mille couleurs et éclats se laissent transformer par ses bons soins en bijoux fabuleux, en trésors précieux qu'elle n'a de cesse de créer pour nous...



***




La Dame a ouvert sa boutique. Là, quelque part Sous le Lierre... Allez, petit peuple et grands humains... Le Grimoire se porte garant de la sincérité, de la passion, de la magie apportée à cette boutique. Elle mérite qu'on en parle, qu'on s'y promène, qu'on y laisse un commentaire, une commande, et qu'on encourage la Dame du Lierre...